Indonésie

Bali

 

Arrivée, à  Bénoa le 2 octobre 1995. 258 milles.

Nous entrons au port de Bali à 14 heures, le 2 Octobre. Beaucoup de voiliers au mouillage, mais aussi des cargos, car nous sommes tous au même endroit. L'aéroport est tout à côté ce qui rajoute un divertissement auditif non négligeable.

  

Spectacles à Denpasar

Nous découvrons l'agitation des grandes villes d'Indonésie. Denpasar grouille. C'est un déferlement de motos et de voitures. Les trottoirs sont noirs de monde, et ça s'agite dans tous les sens du matin au soir et du soir au matin. Nous allons manger un babi cooling au marché de nuit ; c'est du cochon laqué ! Le marché de jour croule sous une profusion de fruits et légumes de toutes les sortes. C'est l'abondance, nous goûtons des fruits inconnus au goût délicieux. Après ce premier contact avec la vie balinaise et sa capitale, nous décidons d'aller visiter l'intérieur de l'île. Nous louons une petite voiture pour cinq jours et partons à l'aventure. Nous logeons dans de petits hôtels très confortables, au milieu des rizières et dînons dans des warungs midi et soir. 

   

   

Travail dans les rizières

C'est une île merveilleuse  qui mérite bien son succès touristique! Nous évitons les grands axes pour privilégier les petites routes perdues parmi les rizières. Nous effectuons deux heures de rafting au cœur de Bali parmi une végétation étonnamment luxuriante, Nous assistons à une prière dans un temple perché en haut d'une montagne et perdu dans le brouillard.

 

Nos balades à pied dans les rizières sont les moments de détente de ce survol de Bali. La beauté des perspectives que nous découvrons au fur et à mesure de nos marches nous ravit et nous étonne tant le réseau d'irrigation est complexe. On dit que se sont les dieux qui ordonnent tout. Il est vrai que des ingénieurs agronomes ont essayé de programmer tout cela scientifiquement. Ils se sont lamentablement plantés, et les Balinais sont retournés à leurs méthodes ancestrales.

 

Prières dans la brume des hauts de Bali

 Nous assistons également, tout à fait par hasard, à une cérémonie appelée "Danse du Kriss" (c’est un poignard de grande valeur spirituelle dont la lame est faite d'un alliage de fer et de météorite ce qui lui donne un aspect veiné très particulier). Les danseurs miment l'attaque par le porteur du Kriss des dieux qui protègent leurs adversaires. Impressionnant, car tous se mettent en transe au fur et à mesure de la danse. Une musique rituelle de gamelan accompagne le tout et accentue, s'il en était besoin, l'état d’excitation de tous les protagonistes.

 

 

Cérémonie du KRISS

 

Bali mériterait un séjour bien plus long. Le manque de communication est aussi un sérieux handicap. Si nous revenons un jour, il faudra apprendre l'Indonésien. 

Pirogue Balinaise

Nous sommes restés quinze jours à Bali.

Départ  pour  Java le 16 octobre 1995.