Indonésie

Florès

 

Arrivée,  le 18 septembre 1995. 98 milles

Nous passerons vite là aussi, mais nous prendrons quand même le temps de visiter l'intérieur de l'île, le plus enrichissant.

   

Nous partons en randonnée au travers de la campagne. Nous traversons une multitude de petits villages où s'agglutinent quelques maisons en bambou. Certaines sont bien branlantes. Sur le pas de la porte, les femmes tissent le traditionnel IKAT, qui sert de couverture et aussi de sarong. Les motifs sont un peu tristes et les couleurs sombres. Tout est fait à la main. Elles récoltent le coton au jardin, le filent, le teintent et enfin le tissent d'une manière très traditionnelle.

  

Le Kalimutu

. Nous décidons de nous rendre à Moni pour aller voir le sommet d'un volcan, le Kalimutu où se trouvent juxtaposés trois lacs de couleur différente. Transport local et hôtel sont au programme. C'est de toute façon le seul moyen de "rencontrer" réellement la population, et c'est tellement sympa! Nous partons donc à 6 heures du matin du bateau et nous enchaînons trois bus coup sur coup qui nous déposent 100 km et trois heures plus tard devant le Losman Stay Daniel à Moni. C'est un hôtel très local, sans grand confort. L'accueil simple et chaleureux de la propriétaire, la nourriture typique, délicieuse et à profusion suffisent à notre bonheur. L’excursion au volcan est prévue pour demain matin.

Réveil  à 3 heures du matin ; car le top est de voir le soleil se lever au sommet du volcan, et d'assister au changement de couleur des trois lacs. Le Bémo nous dépose au pied du belvédère. Il nous reste 200 mètres à grimper. Le soleil est à l'heure. C'est somptueux. Seule ombre au tableau, nous sommes une bonne cinquantaine de touristes béats à regarder monter le soleil. Mais bon : s'il n'y avait personne c'est que ça ne vaudrait pas le coup!

 

La mer est d'huile, il n'y a pas un poil de vent (ça devient une habitude). A environ un mile du bateau, on aperçoit un troupeau de baleines. Cap dessus, ce sont des cachalots. Je saute dans mes palmes, masque et tuba et ... dans l'eau. Quel spectacle ! Quelle émotion! Quel bonheur ! Ils sont huit autour de moi. Je peux presque les toucher. Bon sang, que c'est impressionnant ! Ils font tous entre 8 et 10 mètres ; une mère est là avec son petit, c'est fabuleux! Du coup, Nicole m'envoie les miens, de petits, pour les montrer à la mère cachalot. Elle est ravie. Tanguy et Marine ne sont pas plus impressionnés que cela. Nous nageons parmi les baleines pendant presque vingt minutes, puis certainement lassées par tant d'agitation, elles décident de sonder, majestueuses, belles de force et de puissance et pourtant si vulnérables tellement leur confiance est grande envers les bateaux et l'homme. Nous regagnons Mérovée sans rien dire, avec dans le cœur cet instant inoubliable d'une rencontre hors du commun.

 

                 Bain avec les cachalots                                  Riung

 

                Nous arrivons à Riung . C'est un village de pêcheurs au fond d'une petite baie parsemée d'îles. Balades à terre, achat de poissons et de légumes, baignade, bref une petite escale sympa. Nous allons passer une après midi sur un îlot désert, dont le récif est intact. Cela devient tellement rare. Le lendemain, nous effectuons quelques courses au marché.  Nous levons l'ancre à 16 heures pour les 90 milles qui nous séparent de Lebuhanbajo située complètement à l'Ouest de Florès.

  

Labuhanbajo

 

                 Labuhanbajo est une petite ville sans grand intérêt, surtout un port de pêche où accoste également le ferry qui vient de Java en passant par Komodo et Rinca. 

Nous sommes restés dix jours à Florès.

Départ  pour Rinca  le 27 septembre 1995.