Nouvelle Calédonie

 

Arrivée, le 3 novembre 1992. 728 milles en 5 jours. 

Dernière étape sous le signe du vent. Nous descendons un tout petit peu en latitude, et il commence à faire froid... pardon moins chaud!

 

Arrivée en Nouvelle Calédonie             L'entrée du port de Mounéa

La Nouvelle Calédonie sera un arrêt particulier. L'escale a été longue, car il fallait bien se résoudre à travailler pour renflouer la caisse de bord. Nicole a pris la direction de l’hôpital où elle a trouvé un poste d'infirmière sans gros problème. Les  enfants vont à l'école et moi, j'ai successivement monté une boite de construction de bungalows, travaillé dans une serrurerie et réorganisé un club de parachutisme sportif.  Pour la première fois depuis notre départ, nous vivrons dans une marina. 

 

Préparation du bougnat                 L'entrée de la baie de Prony

 

 

Case "mangée" par un banian                         Côte Nord Est

Il n'est pas question pour nous de quitter le bateau pour vivre à terre. Nous y sommes bien. Pendant deux ans et demi, nous aurons la vie normale des Zoreilles de Nouvelle Calédonie. Travail, week-end, vacances, une vie sympa sous les tropiques, malheureusement gâchée par les rapports impossibles entre les Kanaks et les Caldoches, en plus beaucoup de Zoreilles veulent s'en mêler. Catastrophique!

 

Hienghène                                Pirogue de l'île des pins

 

 

Le phare Amédé                         Le lagon

Après le boulot, juste le temps de larguer les amarres de Mérovée, et 30 minutes plus tard on est mouillé devant un petit îlot désert dans le lagon. Le plus beau du monde, paraît-il.  Nous ne sommes pas loin de le penser aussi.

 

Promenade dans le lagon sud

 

 

Mouillage en baie de Ouano près de La Foa

                Nous avons terminé ce séjour dans un mouillage idyllique, près de la commune de La Foa, située à environ 100 kilomètres au nord de Nouméa

 Tanguy a maintenant 9 ans 1/2 et Marine 7. Ils sont ravis de cette nouvelle expérience en brousse. La vie sur le bateau ne leur pose aucun problème, bien au contraire. Les bains sont nombreux, matin et soir, avant et après l'école. Ils vont à l'école au village. Petite école de campagne, avec plus de 80% de mélanésiens, mais surtout des instituteurs beaucoup plus cool qu'à Nouméa. Le niveau scolaire est faible. Il ne faut pas oublier que la plupart des enfants mélanésiens découvrent la langue française en allant à l'école, et parlent toujours Kanak chez eux.

 Notre vie de bateau nous comble. Tant que financièrement nous tiendrons, ou que nous pourrons faire quelques sous là où nous passons,  nous continuerons. Nous avons inscrit les enfants au CNED, Tanguy en CM1 et Marine en CE1. La contrainte de ces cours sera l'axe central de notre vie à bord jusqu'à notre arrivée à La Réunion. Le tourisme viendra en second, car ces cours nous demanderont beaucoup de travail. Mais c'est la condition non négociable pour la continuité de notre aventure.

Nous resterons deux ans et demi sur le "caillou".

Nous quittons la Nouvelle Calédonie le 16 Mai 1995.